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Commission d’enquête sur Britam Kenya

« People are being asked to sign on documents when they are not involved. It is worrying how the government is run »

 

Cette remarque de l’ancien juge Bushan Domah, président de cette commission d’enquête, durant la déposition de l’ancien ministre de la bonne gouvernance ne peut passer inaperçu.  L’ancien juge Domah est allé jusqu’à dire que : «Nous n’avons pas été ‘let down by politicians but by professionals’». Arguant que cette affaire était sous la responsabilité de «self regulated companies». « Professionals are not doing their job. Ce n’est pas cela que j’appelle la bonne gouvernance. Nous voulons savoir qui a pris la décision Cela n’a rien à voir avec vous. This worries us. How is government run ? How do you run this government ? ». Roshi Bhadain, lui trouve que cette commission d’enquête « n’a pas de raison d’être » et il croit que « Pravind Jugnauth a été misled par Vishnu Lutchmeenaraidoo ».

 

Lors de sa déposition, Roshi Bhadain, l’ex-ministre des Services financiers a affirmé qu’il n’y a pas eu d’offre formelle des Kenyans à hauteur de Rs 4,3 millions. Aucune offre RS4,3 milliards a été mentionnée durant la rencontre entre Lutchmeeparsad et le conseil d’administration de Britam, en novembre 2015, et cela a été confirmé par Dev Manraj. Roshi Badhain trouve que l’ofrre de Rs 4,3 est un  «fallacy» et un «mythe».

Retraçant la chronologie des événements, Bhadain indique que Dev Manraj a reçu une lettre du Secrétaire au Cabinet du gouvernement kenyan le 11 décembre 2015. Celui-ci le remercie d’avoir accepté de vendre les 23% des actions à Britam. Bhadain explique que le secrétaire financier a agréé la vente «because Vishnu Lutchmeenaraidoo told him so».

En janvier 2016, Manraj a reçu un second courrier demandant que la transaction soit finalisée le 15 février 2016, à Nairobi. Le prix n’est toujours pas fixé, ajoute Bhadain. L’administrateur spécial, «avec la bénédiction de Lutchmeenaraidoo», s’en va alors conclure la transaction alors que Bhadain demeurait «dans le noir».

Si Jugdish Dev Phokeer, alors Permanent Secretary aux Services financiers, a signé la résolution de vente des actions de Britam, c’est avec la désapprobation de Bhadain, poursuit ce dernier. Il estime que le National Property Fund Ltd (NPFL), alors propriétaire des actions, n’était pas sous la responsabilité de son ministère.

 

Pour  Roshi Bhadain, «somebody has lied in front of this commission»

 

Le fait que le secrétaire financier Dev Manraj avait reçu une lettre du Cabinet secretary Kenyan, mentionnant «that we will need to continue negotiations and find a suitable time frame as well as a sale price», prouve, selon Roshi Bhadain, qu’il n’y a pas eu d’accord pour une quelque conque vente à Rs 4,3 milliards.

« C’est le ministère des Finances qui négociait avec les Kenyans, comme l’a démontré la visite du PS Vidianand Lutchmeeparsad trouve Roshi Badhain et par la suite, la partie kenyane a eu affaire à Dev Manraj. Il affirme que les Kenyans ont envoyé une lettre, le 12 janvier 2016, pour demander une réunion le 15 février 2016. Réunion à laquelle devaient participer les Special Administrators. «Who do you think could have asked the special administrators to go to that meeting? Only the person who received the invite could have done that.»

Pravind Jugnauth, comme Grand argentier ; Dev Manraj, secrétaire financier ; Akilesh Deerpalsing et Fadil Ramjanally, alors tous deux conseillers au ministère des Services finances ; des représentants de la State Bank of Mauritius (SBM) et lui-même se sont réunis dans le but de trouver des fonds pour le remboursement des clients. Lors de ces rencontres, il avait indiqué que le montant des fonds disponibles à travers la vente de Britam,  soit les Rs 2,5 milliards obtenues de la vente. «How can he(Pravaind) say he didn’t know?» a alors lancé Bhadain.

 

Yogesh Basgeet, nommé administrateur de la BAI, dans sa déposition, a révélé qu’en juin 2015, la Financial Services Commission (FSC) avait demandé aux administrateurs de la BAI de ne pas vendre les actifs de Britam car il fallait trouver Rs 3,5 milliards pour payer les clients du Super Cash Back Gold. Yogesh Basgeet a expliqué à la commission qu’il n’avait pas obtenu l’aval de la FSC. Il a notamment affirmé que Britam Holdings Ltd au Kenya avait une forte valeur et qu’il y avait une somme d’argent considérable à récupérer

En ce qu’il s’agit de l’offre non-binding des Sud-Africains de MMI, Yacoob Ramtoola a indiqué qu’il avait eu une rencontre avec eux en présence du Secrétaire financier, en octobre 2015. Il a souligné qu’il était prévu qu’une binding offer soit soumise en février 2016. Mais, selon les affirmations de l’administrateur spécial, Peter Munga, le chairman de Britam avait affirmé « que des actionnaires étrangers n’étaient pas les bienvenus ».

« Au moment de la signature du Memorandum of Understanding, en mars 2016, le prix d’une action de Britam était de Kes 11 (kenyan shilling). L’accord signé était de Kes 16 avec une clause conditionnelle de Kes 3, payable en avril 2017, si les actions avaient connu une hausse à hauteur de Kes 18 en décembre 2016 », a avancé Yacoob Ramtoola.

 

Vishnu Lutchmeenaraidoo avait affirmé que le Permanent Secretary (PS) Vidianand Lutchmeeparsad avait reçu une offre de Rs 4,3 milliards de la part de Plum LLP. Une information démentie par Dev Manraj lors de son audition devant la commission d’enquête sur la vente des actions de Britam. 

 

Le secrétaire financier a alors expliqué que Vidianand Lutchmeeparsad avait bel et bien été envoyé au Kenya «to receive an offer of Rs 4,3 Mds or better». D’ajouter que «unfortunately no such offer was agreed upon.» 

 

Dev Manraj a indiqué qu’« au tout début du processus » le ministère était « confortable » avec l’offre de MMI. Celle-ci permettait de rembourser la somme de Rs 3,5 milliards que la Banque de Maurice avait fait parvenir à National Property Fund Ltd (NPFL). « Malheureusement, les autorités kényanes ne voulaient pas qu’une compagnie sud-africaine rachète les 23  % d’actions de Britam Kenya et cela a compliqué les choses », ajoute Dev Manraj, il était question que des actionnaires de Britam Kenya rachètent ces actions.

Dev Manraj précise que Vidianand Lutchmeeparsad, secrétaire permanent du ministère des Finances, avait été envoyé au Kenya pour « essayer d’obtenir une offre ferme de rachat pour Rs 4,3 milliards ou plus des Kenyans ».  Ensuite, le conseil des ministres a décidé que NPFL devienne le propriétaire des actions, alors le ministère des Finances s’en est lavé les mains », affirme Dev Manraj. Il souligne aussi que la FSC ne pouvait vendre les actions de Britam Kenya car elle n’en est pas la propriétaire.

 

Ceux qui ont cru qu’avec cette commission, allaient embarrasser l’ancien ministre des Services financiers, Roshi Bhadain se sont lourdement trompés.  A l’assemblée, le ministre Sesungkur avait même déclaré : «  there are certain disturbing elements in the dossier and it is the firm conviction of the Government that a Commission of Enquiry will clarify all the doubts ».

 

Le gouvernement Lepep a institué deux Commissions d’enquête qui semblent être des sources d’embarras plus pour le gouvernement que pour ses opposants. Il ne faut pas oublier que Sanjeev Teeluckdharry, le deputy speaker, a qualifié la Commission d’enquête sur la drogue de “Mudslinging exercise”.

 

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