Home > Actualités > Frasques sexuelles, la classe politique en état d’alerte

Frasques sexuelles, la classe politique en état d’alerte

Une nouvelle vague d’allégation, d’injure et de poursuite déferle sur la race politique à Maurice. Comme personne n’est blanc comme neige, il y a une certaine animation dans le couloir de certains politiciens. La méfiance règne. On fait beaucoup plus attention à ce qu’on dit ou écrit.

 

Des révélations rapportées dans la presse, sur les réseaux sociaux, alimentent l’actualité. En principe, les politiciens aiment que leur vie privée reste privée. Leurs frasques sexuelles doivent demeurer bien loin des journalistes fouilleurs. Les supposées liaisons de Navin Ramgoolam furent un argument de la dernière électorale. Chacun y allait comme-ci tous les politiciens étaient des saints. Aujourd’hui, quand la presse fouille dans la vie publique de certains hommes publics, on s’étonne mais il n’y a pas de fumée sans feu. On a toujours oublié la déclaration universelle des droits de l’homme : « Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance ».

 

Mais dans tous les cas de figure, on risque tout le temps de commettre la faute d’utiliser sa position en tant que politiciens pour accorder certaines faveurs comme emplois ou contrats à sa dulcinée. Aux États-Unis, étaler au grand jour la vie privée des présidents, sénateurs, candidats et élus de tous bords, locaux ou nationaux, sont monnaie courante depuis plusieurs décennies et l’attention que le public a accordée aux frasques sexuelles du Président Bill Clinton n’en est que l’épisode le plus spectaculaire. Parler des relations sexuelles, des problèmes d’alcool, des désordres familiaux, ou encore de la santé personnelle des politiques semble de bonne guerre pour la presse américaine.

 

En France, c’est tout le contraire, la vie privée des hommes politiques français a longtemps été considérée comme un domaine interdit. Les aventures de Jacques Chirac et de François Mitterrand n’ont pas été aussi largement scrutées, et n’ont attiré que peu d’audience lorsqu’elles ont finalement été rendues publiques (même si Mitterrand entretenait une seconde famille, en partie aux frais du gouvernement). La perspective d’exposer à l’attention du public ses finances personnelles (et celles de sa famille), ou ses erreurs passées (même mineures) n’encourage pas vraiment à s’engager dans une carrière publique.

 

Dans la journée de mardi 3 octobre, le député Bashir Jahangeer s’est rendu au Central Criminal Investigation Department (CCID), aux Casernes centrales, pour porter plainte pour calomnie. Il dit détenir des renseignements qu’une information qui pourrait ternir son image risque d’être publiée. Bashir Jahangeer parle de « mud-slinging » de la part d’un parti politique. Il a toutefois refusé d’en dire plus sur la nature des allégations dont il fait l’objet.

 

Le ministre Sudir Sesungkur réclame des dommages de Rs 25 millions conjointement et solidairement à Pamela Seedheeyan et à son avocat, Me Vikash Teeluckdharry. Il a déposé une plainte pour récuser les propos que l’institutrice a proférés à son encontre et qu’il juge diffamatoires.

 

Pamela Seedheeyan accompagnée de Me Vikash Teeluckdharry, s’était rendue au Central Criminal Investigation Department, le 28 juillet 2017, pour déposer une plainte contre le ministre Sesungkur. Pamela S., une habitante de l’Est est enseignante de profession, a allégué que Sudhir Sesungkur la harcelait pour des faveurs sexuelles. Le PPS Kalyan Tarolah fait face à une accusation grave d’une habitante de Bel Air. Ce dernier accuse le député de lui avoir envoyé des photos et des sexos…mais elle clame que dernier le faisait à l’Assemblé Nationale. Cette affaire qui fait la une embarrasse le gouvernement qui attend une enquête pour prendre une décision…on parle même d’une démission et d’une autre partielle. Toute cette affaire a été éclatée pas un journal…

About Redaction