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La classe politique comment la situation tendue au sein Air Mauritius

Air Mauritius a dominé les interventions politiques de ce samedi 7 octobre 2017. Paul Bérenger ne va pas par quatre chemins pour blâmer le board et la politique de petits copains. Anil Gayan bien sûr défend le CEO d’Air Mauritius et le board d’Air Mauritius. Xavier Duval demande «à ceux qui sont concernés de mettre leurs différends de côté pour trouver une solution». Navin Ramgoolam tire les boulets rouges contre le responsable des ressources humaines de MK, Mike Seetaramadoo.

 

Face à la presse, le ministre des Affaires étrangères, Anil Gayan, est d’avis qu’on ne peut permet à n’importe quel groupe de mettre en péril l’économie du pays. Selon lui, « cette action concertée de la part des pilotes de MK ont terni la réputation de Maurice». Il est dommage que de tels événements se produisent alors que la compagnie nationale d’aviation fête ses 50 ans d’existence declare-t-il. Le ministre place sa confiance dans le CEO de MK, Somas Appavou qui a bien géré le problème. Anil Gayan déplore les problèmes causés par l’annulation des vols, considère que la situation est grave. Le ministre du Tourisme apporte un soutien complet au conseil d’administration d’Air Mauritius qui a pris les décisions qui s’imposent.

 

Xavier-Luc Duval, ancien ministre des Communications externes, souligne qu’Air Mauritius est très important pour le tourisme, elle transporte plus de 750 000 passagers par an et des tonnes de produits pour la zone franche. MK joue un rôle important dans l’économie mauricienne dit-il.  Ainsi, Xavier Duval lance appel à tous ceux qui sont concernés pour qu’ils mettent leurs différends de côté et trouvent une solution ». Xavier Duval pense que l’Etat ne doit pas interférer dans un problème entre la direction et les travailleurs, après tout Air Mauritius est une compagnie privée.

 

Pour Paul Bérenger, c’est du jamais vu, il blâme la façon de faire des trois mousquetaires : le CEO, Arjoon Sudhoo, président du conseil d’administration d’Air Mauritius, le CEO Somas Appadoo et, l’ «acting HR», Mike Seetaramadoo. Selon le leader des mauves, le pays paie pour la politique de petits copains. L’interventionnisme politique est à la base des problèmes dans les institutions du pays déclare le leader du MMM qui souhaite voir une sortie de crises avec les pilotes d’Air Mauritius. Néanmoins, Paul Bérenger croit que s’il y a des sanctions a prise, on doit les faire selon les règles. Paul Bérenger a aussi commenté sur le vif le fait que la police a été devant la porte du pilote qui a été limogé.

 

Navin Ramgoolam a lui aussi commenté la situation chez Air Mauritius en ces termes : «Zot in trouv mwayin pou tir enn dimounn kouma Megh Pillay ek remplass li par Somass Appavou li suiv instriksion la kwizinn.» Le leader des rouges trouve que c’est la première fois qu’une telle chose arrive, et tout cela aura un impact négatif sur la compagnie. Navin Ramgoolam affirme que l’on veut diminuer les salaires des pilotes sans négociation alors que les membres du board perçoivent de sommes mirobolantes. Le leader des rouges a été très critique envers le responsable des ressources humaines chez MK, Mike Seetaramadoo et Nayen Koomar Ballah qui toucherait un beau pactole sans rien faire.

 

Au cours de la manifestation de la Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP) dans les rues de Rose-Hill, Reaz Chuttoo, a commenté le licenciement de trois pilotes par le conseil d’administration d’Air Mauritius. Le syndicaliste croit qu’un comité disciplinaire aurait de l’être institué pour écouter les pilotes. «C’est agir en dictateur quand un ‘board’ décide de licencier des travailleurs sans même les écouter», a-t-il déclaré.

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