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A-t-on un plan au cas où un malade de la peste pulmonaire déclarait les premiers symptômes en cours de vol l’avion ?

Epidémie de peste à Madagascar : on doit éviter des cas de contamination importés dans l’aéroport, et dans le port de Maurice

Le bilan de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) fait état de 45 décès et 387 cas recensés. Seychelles et les Comores ont coupé toutes les liaisons aériennes avec Madagascar, Maurice continue à maintenir ses liaisons aérienne et maritime vers Madagascar. Pour le moment, rien n’empêche les d’aller à Madagascar et où de revenir de la grande ile. Notre service de santé a pris toutes les dispositions nécessaires pour éviter des cas de contamination importés dans l’aéroport, et dans le port. Jusqu’à présent aucun cas d’épidémie de peste pulmonaire n’a été recensé dans notre île.  Un représentant du ministère de la santé a affirmé que la situation est sous contrôle, avis partagé par le représentant de l’OMS à Maurice. Toutefois, on conseille aux Mauriciens d’éviter de s’y rendre sauf au cas de nécessité. Toutefois, les inquiétudes vont grandissant pour ceux qui sont amenés à voyager dans la Grande Île pour des raisons économiques.

 

La maladie de la peste est endémique à Madagascar. Elle revient chaque année et existe depuis de nombreuses années. Aujourd’hui, il existe deux formes principales. La peste bubonique, la forme la plus courante qui est due à la piqûre d’une puce transmettant le bacille Y.pestis, directement à la population en contact.

La peste pulmonaire, qui inquiète aujourd’hui les voyageurs peut se transmettre par voies respiratoires, par phénomène de contamination directe avec des gouttelettes en suspension dans l‘air, provoquées par exemple par un malade de la peste qui tousse. Une fois contaminée par la peste pulmonaire, la personne va développer des symptômes très rapidement. Parmi eux, une détresse respiratoire, une grande fatigue et une faiblesse généralisée.

“Il faut déjà envisager que le voyageur ait les moyens financiers, mais également physiques de prendre un avion. Une fois le malade contaminé, ses chances de se déplacer pour aller à l’aéroport sont quasi nulles.  Les symptômes se développent en quelques heures à peine. Le risque de voir un cas de peste pulmonaire dans un avion reste donc très faible” explique François Chieze, le Directeur de la Veille et Sécurité Sanitaire de l’ARS Océan Indien

Espérons que les compagnies aériennes ne sont pas laissées dans l’ignorance pour autant. Les autorités dans les aéroports et les compagnies ont tous reçu des données de rappel et les recommandations en cas d’éventuel contact.

Nos voisins de la Réunion, ont déjà un plan au cas où un malade de la peste pulmonaire déclarait les premiers symptômes en cours de vol l’avion serait isolé dès son arrivée. Le malade serait transporté en condition d’isolement au CHU et traité. Un traitement préventif serait administré à l’ensemble des voyageurs et de l’équipage et l’avion seraient désinfectés.

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