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Compensation de Rs 360 ‘across the board’, en attendant la mise en place d’un salaire minimum

Les gouvernements se succèdent et se ressemblent en ce qu’il s’agit de l’exercice de compensation salariale. Les propositions de négociation sectorielle, des secteurs productifs, ne sont pas pour demain. La où le présent gouvernement va se démarquer, c’est qu’il compte introduire le salaire minimal au début de l’année prochaine.

 

Le président du NWCC, M. Beejaye Coomar Appanah, avait annoncé que le salaire minimum national (National Minimum Wage) aux travailleurs des secteurs public et privé sera introduit en janvier 2018. M. Appanah disait que le salaire minimum national sera calculé sur une proportion du salaire médian national, soit selon la même méthode qui est adoptée par tous les pays ayant un salaire minimum. Il couvrira trois catégories de travailleurs : les travailleurs à temps plein et à temps partiel ; les jeunes âgés de 16 et 17 ans; et les apprentis. Il a rappelé que, selon Statistics Mauritius, Maurice compte environ 400,000 employés à plein temps. Une fourchette de Rs 7 500 à Rs 8 200 était déjà avancée comme salaire minimal par certaines sources proches du National Wage Consultative Council (NWCC). Plusieurs discussions ont eu lieu, mais vendredi, le gouvernement devra venir avec une proposition.

 

Entretemps, Pravind Jugnauth, Premier ministre et ministre des Finances a proposé une compensation de Rs 360 ‘across the board’, c.-à-d. pour tous les travailleurs du privé ou du public. Le ministre des Finances comme ses prédécesseurs mettent en avant la situation économique difficile locale et internationale pour refuser la proposition de Rs 450 des syndicats. A noter, cette nouvelle compensation salariale coûtera Rs 1,7 milliard au secteur privé qui compte près de 380 000 employés et Rs 500 millions à la fonction publique.

 

Le secteur privé avait lui proposé une Full compensation de Rs 310 à ceux qui touchent un maximum de Rs 8 500 et Rs 300 à ceux qui perçoivent entre Rs 8 500 et Rs 30 000. Une façon de réduire l’écart entre les hauts et les petits salaries. Mais du côté des Petites et Moyennes entreprises, de certaines de petits commerces, la situation est déjà très difficile. Amar Deerpalsing de la Fédération des Petites et moyennes entreprises (PME) pense que « les entreprises qui ne pourront payer fermeront ».

 

Du côté des syndicats, ce n’est pas la jubilation mais quand même on note une certaine satisfaction car cette compensation qui sera appliquée en janvier 2018, touchera l’ensemble des travailleurs. Toutefois, on s’inquiet un peu car on ne sait pas si le gouvernement va inclure cette compensation dans le salaire minimal.

 

Bien sûr, avec cette compensation, il y aura un certain ajustement du seuil du Negative Income Tax. Vendredi 24 novembre, le conseil des ministres étudiera les nouvelles propositions concernant le Negative Income Tax et le salaire minimum. Cependant, le Nagative Income Tax n’a pas apporté le succès escomptes. On pensait que cette mesure allait toucher 115,000 employés touchant moins de Rs 9,900 et nécessitera Rs 975 millions. Pour finir, seulement 18,700 personnes se sont fait enregistrer. Somme toute, la situation de l’emploi, les contraintes de ceux qui contribuent ou pas au NPF n’avaient pas été prises en considération.

 

Sans doute, le vrai problème, c’est l’application d’une mesure qui n’a pas fait ses preuves. On peut compter sur ses doigts les pays qui ont adopté un tel système. Le ministère des Finances avec tous ses techniciens et experts aurait dû faire une meilleure projection. Certains pays ont voulu utiliser l’impôt négatif pour remplacer les allocations chômage et autres minima sociaux. L’objectif de l’impôt négatif est de favoriser l’association d’un emploi avec un revenu décent et de garantir les incitations au travail.

 

Selon Statistics Mauritius, le coût de la vie ne cesse de grimper, les dépenses pour le transport, la nourriture, ne cessent de grimper.

 

Consumer prices in Mauritius increased 3.5 percent year-on-year in October of 2017, the same pace as in the previous month. It still remained the lowest inflation rate since April. Prices went up faster for: food (2.6 percent vs 1.5 percent in September); recreation & culture (2.1 percent vs 1.5 percent), and clothing (4.5 percent vs 2.5 percent) while prices of furnishing rose 1.8 percent, after being flat in September. Prices rose less for: health (4.3 percent vs 4.4 percent); alcoholic beverages & tobacco (11.7 percent vs 12.2 percent), and restaurant and hotels (3 percent from 3.3 percent). Meantime, inflation was steady for education (3.3 percent). In contrast, prices fell for both housing (-2.4 percent vs 0.7 percent) and communication (-0.1 percent, after being flat in September). On a monthly basis, consumer prices declined 0.4 percent, after falling 0.9 percent in the prior month. Inflation Rate in Mauritius averaged 6.20 percent from 1988 until 2017, reaching an all time high of 18.10 percent in April of 1989 and a record low of -1 percent in January of 1992.

 

 

 

 

 

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