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La ministre concède : le Mauritius Fire and Rescue Service nettement sous-équipé

C’est très rare, sinon unique dans les annales que le leader de l’Opposition aborde le même sujet en trois occasions. Peut-être, encore une fois, Xavier détient des informations que d’autres n’en ont pas. Cette fois-ci, Fazila Daureeawoo a vu de toutes les couleurs  et finit par admettre que le leader de l’opposition lui pose des questions « d’ordre technique».

 

En tout cas, cette fois-ci, nous avons appris certaines vérités. Par exemple, le Mauritius Fire and Rescue Service était nettement sous-équipé. Contrairement à ce qu’elle avait dit la semaine dernière, certains équipements comme les échelles nécessaires pour combattre les incendies dans les bâtiments de plusieurs étages n’étaient pas opérationnels lors du récent sinistre survenu à Port-Louis. On apprend que le centre commercial Shoprite était opérationnel, même si son système de sécurité ne correspond pas aux normes établies. Pire encore, la vice-Première ministre a reconnu que « tout n’est pas parfait », et que « des mesures correctives sont prises ». « Le Shoprite de Trianon n’a pas de ‘fire hydrant’ opérationnel », a révélé Fazila Daureeawoo et il utilise l’eau d’une rivière pour pallier ce manquement. Malgré tout cela, Shoprite a été autorisé à reprendre ses activités à condition que lesdites mesures soient prises « dans un délai raisonnable ».

 

Mardi 27 novembre, Fazila Daureeawoo nous apprend que l’aide des autorités françaises a été sollicitée pour réaliser un audit général de la situation au niveau du Mauritius Fire and Rescue Service.

Nous apprenons aussi que la réparation de certains véhicules de lutte contre l’incendie « traîne » parce que « la majorité des véhicules en réparation ont plus de 15 ans ». « Ce sont des véhicules anciens et hautement spécialisés, dont les pièces de rechange ne sont pas facilement disponibles sur le marché local et international. La ministre des Administrations régionales affirme que le nécessaire est fait pour l’achat et la commande de pièces de rechange de l’étranger pour les 14 véhicules de lutte contre l’incendie et de secours, qui sont en réparation.

« Nous réalisons qu’il y a toujours une “room for improvement” déclare la ministre. C’est pourquoi nous étudions la possibilité d’obtenir l’aide du gouvernement français, pour une aide technique, et plus important une restructuration complète du service d’incendie et de secours à Maurice. On va même sur un audit de l’infrastructure actuelle du MFRS, y compris le nombre et l’emplacement des casernes de pompiers, de l’équipement et des camions actuellement disponibles ; un examen de la structure institutionnelle et organisationnelle ; un audit des ressources humaines, de l’adéquation de leur expertise et de toute nécessité de perfectionnement, en particulier pour les opérations dans les immeubles de grande hauteur et pour le sauvetage des personnes et des biens en cas d’accident et/ou de catastrophe naturelle ; et une évaluation des risques d’incendies et de la cartographie des risques d’incendie sur l’ensemble de l’île ainsi qu’une analyse de la configuration actuelle et des ressources disponibles pour faire face à ces risques. Pourquoi ses informations n’ont pas été communiquées auparavant ?
Le ton est monté quand Xavier-Luc Duval a voulu savoir le pourcentage du budget alloué au MFRS qui a été dépensé. A quoi, la ministre répond : «pourquoi avait-il diminué le budget de ce service de Rs 200 M lorsqu’il était ministre des Finances ? » Xavier-Luc Duval précise que la ministre ne connaît pas le montant du budget alloué aux “firefighters” l’année dernière, « connaît parfaitement le budget d’il y a deux ans ».

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