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Le Hamas appelle à une « nouvelle Intifada » après l’annonce de Trump sur Jérusalem

Le mouvement islamiste Hamas a appelé, jeudi 7 décembre, à un nouveau soulèvement populaire palestinien à partir de vendredi, après la décision du président américain, Donald Trump, de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

 

« On ne peut faire face à la politique sioniste soutenue par les Etats-Unis qu’en lançant une nouvelle Intifada », a déclaré Ismaïl Haniyeh, le chef du Hamas, dans un discours prononcé depuis la bande de Gaza, territoire qu’il contrôle depuis 2007. Il a appelé les Palestiniens, les musulmans et les Arabes à manifester vendredi, qu’il a proclamé « jour de rage » contre la décision de Donald Trump : « Faisons en sorte que le 8 décembre soit le premier jour de l’Intifada contre l’occupant », a-t-il dit.

En Cisjordanie, territoire occupé depuis cinquante ans où l’armée israélienne a annoncé le déploiement de renforts, des Palestiniens ont appelé à une grève générale, à des manifestations et à un rassemblement à Ramallah. La veille, ils étaient des centaines dans la bande de Gaza à brûler des drapeaux américains et israéliens et des portraits de Donald Trump.

Le mouvement islamiste Hamas a appelé, jeudi 7 décembre, à un nouveau soulèvement populaire palestinien à partir de vendredi, après la décision du président américain, Donald Trump, de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

« On ne peut faire face à la politique sioniste soutenue par les Etats-Unis qu’en lançant une nouvelle Intifada », a déclaré Ismaïl Haniyeh, le chef du Hamas, dans un discours prononcé depuis la bande de Gaza, territoire qu’il contrôle depuis 2007. Il a appelé les Palestiniens, les musulmans et les Arabes à manifester vendredi, qu’il a proclamé « jour de rage » contre la décision de Donald Trump : « Faisons en sorte que le 8 décembre soit le premier jour de l’Intifada contre l’occupant », a-t-il dit.

En Cisjordanie, territoire occupé depuis cinquante ans où l’armée israélienne a annoncé le déploiement de renforts, des Palestiniens ont appelé à une grève générale, à des manifestations et à un rassemblement à Ramallah. La veille, ils étaient des centaines dans la bande de Gaza à brûler des drapeaux américains et israéliens et des portraits de Donald Trump.

Mais derrière cette unanimité se dessinent aussi des lignes de fracture internes. Elles recouvrent à la fois des rivalités de personnes et des différences d’analyse sur l’avenir du combat pour les droits palestiniens : poursuivre encore dans la quête, si vaine à ce jour, de la solution à deux Etats ? Ou bien réorienter la lutte pour des droits égaux entre juifs et Arabes, au sein d’un seul Etat, binational ?

Une figure de premier plan est sortie mercredi de son silence, observé depuis plusieurs semaines en raison de la poursuite du processus de réconciliation entre factions, dans la bande de Gaza : il s’agit de Mohammed Dahlan. L’homme d’affaires et rival de Mahmoud Abbas, qui s’est rapproché du Hamas en juin, bénéficie du soutien appuyé des Emirats arabes unis, ainsi que de l’écoute attentive de l’Egypte.

Dans une série de Tweet, il a réclamé une rupture stratégique côté palestinien, mettant ainsi en cause la ligne de l’Autorité palestinienne, suivie jusqu’à ce jour. « J’appelle au retrait des négociations absurdes et sans fin avec Israël, après la violation du principe d’inviolabilité du statut de Jérusalem, écrit-il. J’appelle à la fin de toutes les formes de coopération, surtout de la coordination sécuritaire, avec Israël et les Etats-Unis. »

En visite en Algérie, Emmanuel Macron a qualifié cette décision de « regrettable ». Même si le président américain s’est dit disposé à soutenir une solution à deux Etats dans le cadre du conflit israélo-palestinien, le contenu de sa décision a déjà provoqué la colère du monde arabe.

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