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Partielle au No. 18 : l’absence d’un candidat du pouvoir ne diminue pas l’importance de cet exercice démocratique

Mieux vaut tard que jamais. La MBC, la station nationale commence ce lundi un programme sur l’élection partielle.La parole aux candidats. Le fait que le gouvernement n’est pas dans la course veut dire que cette élection n’a aucune importance. Les partisans de l’alliance pensent que l’abstention sera importante, ce qui voudra dire que les gens ne s’intéressent pas aux partis de l’opposition. Certes, le fait que l’alliance Lepep n’aligne pas de candidat à l’élection partielle au No. 18, rends fade cette joute.

 

A une semaine de l’élection, ce n’est pas fièvre électorale dans les rues de Quatre Bornes. Chacun essaie de garder son opinion et le désintéressement avec la politique semble plus grand.

Même si certains se disent déçu du gouvernement, d’autres ne trouvent pas d’alternative crédible. Les nouveaux partis, les jeunes qui se jettent dans la bataille font d’efforts, apportent des innovations pour convaincre. La question est de savoir si le 17 décembre, les habitants de Quatre Bornes préfèreront aller ailleurs que d’aller voter.

 

Le fait que la paie dans le service civil se fera le 15 décembre, bien en avant que les années précédentes, sera une raison pour que les électeurs aillent faire leurs courses, faire les achats du noël ou du nouvel an que d’aller voter. Le fait que cette semaine, le parlement se réunira probablement trois fois va détourner l’attention ailleurs que sur cette partielle.

 

Nous sommes conscients que cette élection partielle ne va changer le rapport de force à l’Assemblée, mais quand même c’est un exercice démocratie qui coûte près de Rs 15 millions de roupies à l’Etat et concerne près de 48 000 électeurs mauriciens. Les partis et candidats en lice ont dépensé des millions.  Malgré le blackout de la MBC, heureusement que les médias parlés et écrits font des efforts pour informer le peuple de la campagne. Une campagne électorale qui a changé avec le temps. Les réseaux sociaux, les tracts, les messages, les sms entre en jeux.

 

Le désintéressement des citoyens vis-à-vis de la chose publique renforce le taux d’abstention. Les citoyens s’abstiennent parce qu’ils ne croient pas que leur voix peut faire la différence et ce qui est le message que veut faire passer le gouvernement.

 

En bon citoyen, c’est notre devoir, notre droit de voter. Dans nos régimes parlementaires – modèles de démocratie, la vie politique est rythmée par les élections, moment où la volonté citoyenne s’exprime par les urnes pour choisir ses représentants. Un événement couramment admis comme un intense moment de vitalité politique, l’exercice démocratique par excellence. Aujourd’hui, le choix est entre celui ou celle qui peut au sein du Parlement parler au nom des habitants de Quatre Bornes. On saura si les partis ce que valent certains partis traditionnels ou pas.

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