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Comment éviter une catastrophe à Port-Louis est plus important que le Metro léger

Il suffit de quelques minutes des grosses pluies pour que la capitale soit inondée et les routes principales deviennent impraticables. 30 mm de pluie vers les 4h30, l’heure de pointe, des flots d’eau dans les artères principales, le niveau d’eau monte dangereusement. Moments de paniques pour certains piétons et automobilistes ce lundi 22 janvier.

Certains pensent déjà au cauchemar de mars 2013. 5 ans après, nous ne sommes toujours pas prêts à faire face à genre de problème. On ne plus blâmer les drains bouchés.

En fait, on n’accepte pas que les données aient changé et qu’il nous faut un nouveau plan de réaménagement de la capitale. De nouveaux drains. Le prévisionniste Krisna Busha explique que le type de temps de ce lundi, soleil le matin et grosse pluie l’après-midi sera courant.

30 minutes de pluie suffisent pour que causer la pagaille dans la capitale, pour certaines rues sont envahies par les flots et le niveau de l’eau monte subitement monter dans drains et canaux d’eau qui traversent la capitale.

 

Tout cela nous fait penser aux milliards qu’on va dépenser pour décongestionner Port-Louis mais on ne soucie pas d’un plus grand problème qui affecte la capitale. Si le gouvernement est vraiment responsable, il devrait revoir sa copie sur le Metro Express. La gare de Victoria une plaque tournante de ce projet était inondée et presque impraticable. Il faut respecter les cours d’eau pour mieux prévenir les crues et les inondations. Il faut redonner de l’espace aux fleuves.

 

Peut-on mieux prévoir et prévenir les inondations dans la capitale ? C’est la question qu’on dit de poser. Quelle étude a-t-on fait après 30 mars 2013. ET pourtant le lundi 22 janvier, ce n’était pas un flash flood ni des pluies torrentielles.

On dit que la première raison des inondations tient au fait qu’on installe de plus en plus d’habitations, on construit dans les zones inondables. Et pourtant on va construire des ponts, des routes etc.

La prévision est toujours défaillante.

 

Vassen Kauppaymuthoo, Managing Directorde Delphinium et ingénieur en environnement avait déclaré à Business Magazine :

 

D’abord, il y a le fait que la Capitale est entourée et comblée sur la mer avec une altitude très faible. Cela parce que la mer se situait près du Champ-de-Mars quand l’île a été découverte. Autre facteur : un système de drains non adapté à la ville qui a plus que triplé de taille depuis qu’elle a été construite il y a plus de deux cent cinquante ans par Mahé de La Bourdonnais. Il y a eu aussi les constructions sauvages et mal planifiées, des obstructions, le remplacement des espaces verts par du béton, ce qui a réduit drastiquement la capacité d’absorption déjà limitée de nos systèmes d’évacuation et finalement une gestion erratique du territoire.

 

Sur le site : www.futurasciences.com/planete/actualites/developpement-durable-eviter-inondations-il-faut-donner-espace-fleuves-35350/, on peut lire :

La meilleure façon d’anticiper les conséquences négatives des cours d’eau, selon les conclusions du colloque, c’est de leur rendre leur liberté. « Un fleuve, ce n’est pas seulement de l’eau qui coule dans un seul lit, rappelle le WWF dans un rapport sur le sujet. C’est un “lit mineur”, où l’eau coule la plupart du temps, et un “lit majeur”, plus large, moins visible, qui va recevoir ses crues, petites ou grandes. »

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