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Tortures ou traitements inhumains et dégradants dans le cadre d’enquête policière : où allons-nous ?

La photo d’un suspect nu et ligoté dans une affaire de vol crée la consternation dans le pays. On se croyait dans un film ou la Police torturait le suspecte pour avoir une confession. David Gaiqui âgé de 42 ans, résidant à Pailles, a été arrêté vendredi matin 26 janvier dans l’affaire de vol à une station-service. Son avocat, Me Anoup Goodary qui s’est rendu à la station de Curepipe a été témoin d’une scène où son client fut victime de brutalité policière. Il décide d’en prendre des photos de son client dénudé, les pieds et les mains enchaînés et le visage portait des traces de coups, sur Facebook. Son client n’était même pas inculpé formellement au moment de ses faits à 20 heures vendredi soir.

C’est la femme de l’accusé qui a fait appel à l’avocat Anoup Goodary qui a été pris les photos avant qu’il ne dévoile son identité aux policiers présents. Et ce n’est qu’après une vingtaine de minutes, qu’il a pu parler à son client.

La femme du détenu affirme avoir entendu des cris de son mari à son arrivée à la station de police de Curepipe. Elle ne comprend comment son mari s’est retrouvé à la station de Curepipe. « Mon mari a été arrêté, puis emmené à Terre-Rouge. Puis, il a été transféré à Curepipe, il a reçu des coups », déclare-t-elle. Elle déclare que « mon mari n’a rien à voir avec toute cette histoire. » Selon un proche de la famille, les policiers allèguent que David possède un 4×4 impliqué dans les vols mais il n’a pas de 4×4, il a un van de 15 places.

La commission de droit de l’homme va surement s’occuper de cette affaire. Maneesh Gobin, le ministre de la Justice et Attorney General a été informé par Me Anoup Goodary de cette affaire et il compte s’enquérir et va apporter son soutien.

Devant la Bail and Remand Court ce samedi 27 janvier, David Gaiqui, le présumé suspect, a condamné le traitement inhumain auquel il a dû faire face. Son épouse, Roselle Gaiqui affirme qu’aucun être humain ne mérite le traitement qui a été infligé à son mari.

«Lapolis inn débark kot mwa san warant. Mo zanfan inn tromatisé. Zot inn pran mo mari zot inn alé pou apré tret li koumsa. Tou dimounn, nimport ki ras ki li été, li enn imin», Elle est categoriue : . «Li enn inosan, mo pou konbat avek li. Li travay lor santié dan gramatin, kouma li rentré aswar li ale fer bann kours dan van. Li travay. Li pa ni enn voler, ni enn violer. Séki pé fer krim, p rant dan kaso zordi pé sorti dimé, bann inosan pé trété kouma zanimo.»

 

Maurice doit respecter les conventions internationales qui condamne la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants dans une enquête

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