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Faire partir le président, pas aussi facile. L’histoire se répète toujours

La présidence est la plus haute instance du pays. Elle doit être respectée disait Cassam Uteem. Avant de nommer une personne à ce poste constitutionnel, le gouvernement doit enquêter sur la personne, on doit savoir tout et tout sur lui ou elle. Ce n’est pas un exercice de recrutement académique ni pour satisfaire une communauté ou un parti politique. Aujourd’hui, encore une fois, le peuple mauricien est le dindon de la farce politique.

 

Hier on voulait faire partir Kailash Purryag pour faire la place à Ameenah Garib-Fakim. Le parti travailliste voulait que SAJ quitte la présidence, car il critiquait ouvertement le gouvernement. La relation tendue au plus haut de l’État est compliquée, car le président et le Premier ministre doit de rencontrer chaque semaine habituellement tous les jeudis pour à informer le président de la République des affaires en cours dans le pays et à lui permettre de donner ses points de vue sur la politique menée par le gouvernement. Donc, les deux sont condamnés à se rencontrer.

On se souvient comment le leader du Muvman Liberater (ML), Ivan Collendavelloo, maintenait la pression sur Kailash Purryag qui était Président de la République en affirmant que s’il était à sa place, il aurait depuis longtemps démissionné. « Je ne demande pas le départ de Kailash Purryag, qui est un ami, mais si j’étais à sa place, je serais parti depuis longtemps »,

« Nous avons annoncé un candidat à la présidence et avons remporté une élection générale avec le score que l’on connaît. Le dernier « remnant » du PTr s’accroche au château de Réduit », a déclaré le leader de ML. Déclarant qu’il ne comptait pas présenter de motion parlementaire pour demander son départ, Ivan Collendavelloo estimait toutefois qu’il y a dans le pays une convention autour du respect des institutions. « Sauf si le Premier ministre lui demande de rester, il doit mettre son siège à sa disposition ».

En 2012, les relations entre le président de la République sir Anerood Jugnauth et le Premier ministre Navin Ramgoolam restent tendues, après le clash qui a opposé les deux hommes. Leur rencontre hebdomadaire prévue habituellement tous les jeudis a même été annulée certaines fois.

Les relations sont détériorées quand le président de la République de Maurice, sir Anerood Jugnauth (SAJ) le jeudi 22 mars 2012, a traité son premier ministre de « chauffard » qui mène le pays « au bord du précipice lors des cérémonies des 40 ans d’Indépendance de Maurice à la Hindu House (Port-Louis). A quoi, Navin Ramgoolam avait répondu que le chef de l’État est « dépassé par l’âge », et « ne sait plus ce qu’il dit ». L’épilogue, on le sait, Sir Anerood Jugnauth a officiellement annoncé sa démission comme président de la République le vendredi 30 mars 2012 dans une déclaration en direct de la State House.

Selon la section 30, un président de la République peut être révoqué de sa charge pour violation de la Constitution ou tout autre acte d’inconduite grave ou encore si la personne est dans l’incapacité d’exercer sa fonction pour cause d’incapacité mentale ou physique ou toute autre cause.

Lorsque le Président néglige de se conformer aux dispositions de l’alinéa 2 de l’article 46, il peut être révoqué sur proposition du Premier ministre adoptée par la majorité des membres de l’Assemblée

Toujours selon notre Constitution stipule que le président ou le vice-Président peut être révoqué si le Premier ministre présente une motion pour mettre sur pied un tribunal spécial qui examinera les circonstances nécessitant sa révocation. La motion devra préciser les motifs pour lesquels la révocation est demandée et elle devra être adoptée par deux tiers au moins de tous les membres de l’Assemblée. Le tribunal spécial, devant lequel le président pourra se défendre, devra après examen soumettre son rapport au Parlement et recommander sa révocation. Au Premier ministre ensuite de présenter une motion requérant la révocation. Celle-ci devra être approuvée par une majorité simple de la Chambre. Au début de la procédure, l’Assemblée pourra suspendre le président de ses fonctions. Le tribunal devra être « composé d’un président et de 2 ou 4 membres nommés par le président de la Cour suprême et choisis parmi des personnes occupantes ou qui ont occupé les fonctions de juge d’une cour ayant compétence générale en matières civile et pénale dans tout État du Commonwealth ou d’une cour ayant compétence pour connaître des appels de telles cours ».

 

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