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Scene Habituelle: La Nicolière, Piton-du-Milieu, Midlands Dam et Mare-Longue affichent un taux de remplissage de 100 %. C’est ce que relève la Central Water Authority dans son dernier relevé, ce vendredi 19 janvier.

le Private Notice Question du leader de l’Opposition, Xavier Duval sera sur la privatisation de l’eau à Maurice

En effet, le Private Notice Question du leader de l’Opposition, Xavier Duval sera sur la privatisation de l’eau à Maurice. Ce sera une suite des contestations des employés, des syndicats et autres forces vivres qui s’élèvent de plus en plus fortement contre cette perspective annoncée le ministre des utilités publiques, Ivan Collendavelloo. Le No 2 du gouvernement, Ivan Collendavelloo sera le Leader of the House pour les deux prochaines séances de l’Assemblée nationale.

La privatisation de l’eau est une mesure que des institutions internationales comme la Banque Mondiale impose aux pays africains. Au Ghana, les redevances pour l’eau ont augmenté d’au moins 95% et pourraient monter de près de 300% puisque le FMI et la BM exigent qu’on les amène au prix du marché. Un recouvrement total des frais d’électricité et d’eau fait partie des exigences que doit satisfaire le Ghana pour continuer à recevoir des fonds des institutions financières internationales et un allégement de sa dette conformément à l’initiative des pays pauvres très endettés.

A Maurice, la contestation contre la privatisation de l’eau gagne du terrain. Les slogans qu’on pouvait lire sur les panneaux de protestation devant l’hôtel du gouvernement est de plus clair. «No to H2O Privatisation ! », « Privatisation = Incompétence», «Dilo 24/7-li enn bliff». Les membres du Regrupma Travayer Social protestaient contre une éventuelle privatisation de l’eau. Pour le porte-parole, le Dr Rajah Madhewoo, « la privatisation signifie l’augmentation du tarif de l’eau. Mais l’eau appartient à la nature. Dieu nous l’a donnée. «Il y a un abus en ce qui concerne les investissements étrangers. Zot pe tir zi avek Morisien. Nou bizin delo pou konsome. Les six mètres cubes d’eau ne suffiront pas pour approvisionner une famille défavorisée », a ajouté le travailleur social

 

Un autre groupe la Consumer Advocacy Platform (CAP) vient de l’avant pour dire non à la privatisation de la Central Water Authority (CWA). La plateforme a émis un communiqué en ce sens, ce lundi 9 avril.

La CAP estime inacceptable qu’un service opérant dans une situation de monopole soit confié à des opérateurs privés, dont la motivation principale réside uniquement dans la récolte de profits. Une augmentation excessive de l’eau pourrait priver certains consommateurs d’accès à l’eau. Ils se trouveraient dans l’impossibilité de payer pour ce service vital.

La CAP estime qu’une augmentation des tarifs de l’eau est une provocation, à l’heure où la promesse de l’approvisionnement en eau 24/7 n’est pas encore réalisée et où les fuites entraînent des pertes de plus de 50 % de l’eau dans les tuyaux. Toutefois c’est au niveau du captage et du stockage de l’eau, comme l’a souligné une étude de l’université de Maurice, que des mesures énergiques devraient être prises. Or la CWA n’est pas responsable de la construction de réservoirs.

 

Voici quelques données citées du livre intitulé “L’eau : patrimoine commun de l’humanité”

 

La tendance actuelle, sous l’impulsion des politiques néolibérales, est de considérer l’eau comme un bien économique privatisable pour en faire une source de profits. La priorité n’est plus dès lors de répondre à un besoin, mais d’être rentable. Une des conditions mises par la Banque mondiale (BM) à l’allègement de la dette des « pays pauvres fortement endettés » est précisément la privatisation de la distribution de l’eau dans les villes. Ce qui fut le cas du Mozambique en 1998.

 

Aujourd’hui, la quasi-totalité des pays du Sud ont appliqué les formules néolibérales du FMI et de la BM et ont privatisé, ou sont en voie de privatiser, la gestion de l’eau. Ce faisant, on supprime le droit à l’eau pour en faire une marchandise. Au niveau local, national, européen et international, la Lyonnaise des eaux, Vivendi Environnement et SAUR INTERNATIONAL (Bouygues) se partagent géographiquement les marchés de l’eau. Ainsi, soumis aux lois du marché, le prix de l’eau est devenu de plus en plus élevé pour les populations livrées aux intérêts égoïstes des sociétés transnationales.

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Au vu de ce qui précède, l’eau, en tant que patrimoine universel de l’humanité et besoin vital à la survie des êtres humains, ne peut pas être traité comme une marchandise, mais comme un bien commun de l’humanité et un droit de l’homme, conformément au droit international en vigueur. La réaffirmation du droit à l’eau, et son traitement en tant que droit de l’homme, permettra d’éviter de futurs conflits – que certains prédisent – autour de cette denrée devenue rare et assurera la survie des générations futures.

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