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Syrie : Donald Trump prévient la Russie d’une prochaine frappe de missiles

Moins d’une semaine après le bombardement à l’arme chimique de Douma, dans la Ghouta orientale, une frappe occidentale se précise d’heure en heure.

Moins d’une semaine après le bombardement à l’arme chimique de Douma, dans la Ghouta orientale, enclave rebelle située aux portes de Damas et visée par une offensive des troupes de Bachar Al-Assad, la menace d’une frappe occidentale sur la Syrie se précise d’heure en heure.

Mercredi 11 avril, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a averti la Russie, alliée de Bachar Al-Assad, que des missiles seraient prochainement lancés sur la Syrie :

« Nous ne participons pas à la twitto-diplomatie. Nous sommes partisans d’approches sérieuses », a répondu quelques heures plus tard le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. « Nous estimons toujours qu’il est important de ne pas mener des actions qui pourraient nuire à une situation déjà fragile (…) Nous sommes convaincus que l’utilisation d’armes chimiques à Douma a été inventée, et ne peut être utilisée comme prétexte pour avoir recours à la force », a-t-il prévenu.

Plus tôt mercredi, M. Peskov avait mis en garde contre tout acte en Syrie pouvant « déstabiliser la situation déjà fragile dans la région », après les menaces de frappes des Occidentaux contre le régime de Damas, accusé d’être responsable d’une attaque chimique.

Selon le président des Etats-Unis, la relation avec la Russie est plus dégradée que jamais : « Notre relation est pire que pendant la guerre froide », a-t-il encore lancé sur Twitter. Il a proposé mercredi de contribuer à la relance de l’économie russe et de mettre un terme à ce qu’il appelle une « course aux armements », moins d’une heure après avoir averti Moscou de l’imminence de frappes américaines en Syrie.

Ankara appelle Moscou et Washington à la retenue

Acteur-clé du dossier syrien, la Turquie a exhorté mercredi la Russie et les Etats-Unis à cesser leur « bagarre de rue » au sujet de possibles frappes contre le régime syrien.

« L’un dit “J’ai de meilleurs missiles”, l’autre dit “Non, c’est moi qui ai de meilleurs missiles. Allez, chiche, envoie-les !” (…) C’est une bagarre de rue, ils se bagarrent comme des caïds », a déploré le premier ministre, Binali Yildirim, lors d’un discours à Istanbul. « Et qui en paie le prix ? (…) Les civils », a poursuivi le chef du gouvernement turc.

Dans cette dispute, la Turquie est coincée entre son allié états-unien, avec qui les relations se sont dégradées depuis deux ans, et son partenaire russe, avec qui les rapports sont de plus en plus chaleureux, malgré une rivalité pluriséculaire. La Turquie soutient l’opposition syrienne qui cherche à renverser depuis 2011 le régime de Bachar Al-Assad.

Mais Ankara semble depuis plus d’un an plus préoccupé par les activités des milices kurdes dans le nord de la Syrie, et coopère étroitement avec la Russie et l’Iran, parrains du régime syrien.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/syrie/article/2018/04/11/donald-trump-previent-la-russie-d-une-prochaine-frappe-de-missiles-sur-la-syrie_5283959_1618247.html#5IjPiCI46hIqbgXJ.99

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« L’un dit “J’ai de meilleurs missiles”, l’autre dit “Non, c’est moi qui ai de meilleurs missiles. Allez, chiche, envoie-les !” (…) C’est une bagarre de rue, ils se bagarrent comme des caïds », a déploré le premier ministre, Binali Yildirim, lors d’un discours à Istanbul. « Et qui en paie le prix ? (…) Les civils », a poursuivi le chef du gouvernement turc.

Dans cette dispute, la Turquie est coincée entre son allié états-unien, avec qui les relations se sont dégradées depuis deux ans, et son partenaire russe, avec qui les rapports sont de plus en plus chaleureux, malgré une rivalité pluriséculaire. La Turquie soutient l’opposition syrienne qui cherche à renverser depuis 2011 le régime de Bachar Al-Assad.

Mais Ankara semble depuis plus d’un an plus préoccupé par les activités des milices kurdes dans le nord de la Syrie, et coopère étroitement avec la Russie et l’Iran, parrains du régime syrien.

 

 

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