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Privatisation/ affermage de la distribution de l’eau. More questions than answers with this government

Sans doute, le présent gouvernement bat tous les records en ce qu’il s’agit des questions sans réponses. Compagnies privées, une affaire en cour ou sous enquête, négociation en cour, le rapport n’est pas encore prêt etc etc. En fait, le temps n’est pas loin quand les ministres seront appelés à s’expliquer devant la population.

Ce mardi 17 avril, la Private Notice Question du leader de l’Opposition, Xavier Duval était axé sur la privatisation de la CWA et les nouveaux tarifs. Il faut admettre que le Deputy Prime minister Ivan Co0llendavelloo a gardé son calme habituel et ne s’est pas laissé emporter.

Mais il faut quand même dire il n’a pas été convaicant. Nous comprenons toujours l’utilité, ni l’urgence de privatiser la distribution d’eau. Xavier Duval qui s’y connaît en chiffre avance que la CWA est profitable même si Ivan Collendavelloo clame le contraire et pense qu’elle doit tenir sur ses propres pieds. Selon Xavier Duval, pourquoi ce partenariat doit se faire dans la précipitation. Il dit avoir parlé avec l’International Finance Coorperation (IFC) et la World Bank. Selon lui, cette procédure peut prendre de 14 mois à deux ans.

Mais on demande à la CWA de distribuer l’eau gratuite à une partie de ses clients, et si lui laisse augmenter ses tarifs, elle sera plus que profitable. Quand même, on se demande qui va payer les transferts des employés (temps services et autres gratuités) de la CWA vers cette nouvelle entité. Le leader de l’Opposition estime que Ivan Collendavelloo tente « délibérément de noircir la situation financière de la CWA»

La CWA a déjà entrepris le remplacement des compteurs défectueux, des tuyaux endommagés et trop vieux. Après cet exercice couteux, pourquoi donner la distribution a une compagnie privée étrangère.

En tout cas, la grande question est si le gouvernement dans son ensemble est d’accord avec cette privatisation. Pire encore, la perception que le gouvernement veut privatiser pour pouvoir s’opérer dans le noir, sans passer la CTB est grande. Mais si c’est l’argent public qui est en jeu, le peuple mauricien a droit à des réponses.

 

Ce qu’on apprend est que les nouveaux tarifs ne sont pas encore disponibles. Ce n’est éventuellement qu’entre deux et quatre semaines qu’ils seront rendus publics.

L’affermage est le contrat par lequel le contractant s’engage à gérer un service public, à ses risques et périls, contre une rémunération versée par les usagers, ce qui explique la nécessité d’augmenter les tarifs avant l’accord.

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