Home > Actualités > «Nous ne sommes pas des criminels. Les vrais criminels, ce sont ceux qui donnent nos plages à des promoteurs, ceux qui mettent des barrages sur nos plages alors que leur bail a expiré »

«Nous ne sommes pas des criminels. Les vrais criminels, ce sont ceux qui donnent nos plages à des promoteurs, ceux qui mettent des barrages sur nos plages alors que leur bail a expiré »

Tel le cri des membres d’Aret Kokin nu Laplaz Le combat d’AKNL est «un combat pour toute l’île Maurice». Ce qui explique pourquoi la contestation qui gagne d’ampleur de jour en jour. Les Mauriciens commencent à prendre conscience que nos dirigeants politiques sont en train de vendre le pays en morceaux. Nos plages rétrécissent jour en jour. Il n’est pas loin où on aura à payer pour marcher sur la plage.

Les contestataires ont manqué d’un grand coup la fête du travail et ils sont finalement venus à bout de la clôture sur la plage de Pomponette devant les policiers médusés. Une action pacifique qui vise une nouvelle fois à conscientiser la population. Les membres d’AKNL qui demandent au Premier ministre de revoir le contrat alloué au promoteur. Aret Kokin Nu Laplaz (AKNL) après deux ans de lutte est decidé : « Nous ne cèderons pas. Nous nous battrons pour notre héritage. »

Ce gouvernement fait la sourde oreille et ce, bien qu’on lui ait fait servir une mise en demeure ! Entre-temps, la braderie de notre littoral continue», s’insurge Carina Gounden, membre d’AKNL. «Pomponette reste le nombril de leur combat mais il y a aussi d’autres parties de l’île, telles que le Bain-de-Rosnay, Les Salines, Rivière-Noire, entre autres, qui s’ajoutent à la liste» déclare-t-il. La rencontre du 1er mai a été l’occasion pour le collectif d’élever la voix et faire passer un message, fort et clair, au gouvernement mais aussi à l’opposition, qui, selon le collectif, reste de marbre face à cette situation.

Suite à cette manifestation, quinze mandats d’arrêt auraient été émis contre les membres d’Aret Kokin Nu Laplaz (AKNL), de Rezistans ek Alternativ (REA) et de la General Workers Federation. Il leur est reproché d’avoir enlevé les barrages installés par le promoteur Clear Ocean Hotel and Resorts Ltd sur la plage de Pomponette, le 1er mai.

Yan Hookoomsing, un des promoteurs trouve que si la police tient vraiment à les arrêter, il leur faudra bien plus que 15 mandats d’arrêt. «Bizin tir 300, 500, 10 000, 20 000 warrant! Met otan dimounn dan prizon, pa pou éna asé plas!»  Yan Hookoonsing, Carina Gounden, Kugan Parapen, Stephane Gua et d’autres activistes se sont rendus au poste de police de Chemin-Grenier, mercredi 2 mai.

Selon AKNL, le bail de Clear Ocean Hotel and Resorts Ltd serait arrivé à terme depuis novembre dernier. Sans, pour autant, que les autorités concernées n’agissent.

«Il y avait 400 personnes à Pomponette ce mardi. Les gens en avaient marre des barrages sur la place.» Ce n’était pas un acte de violence gratuite. «Pourtant, ils ont fait appel à la SSU. Ils avaient des fusils, des matraques…» «L’heure n’est pas à la répression, mais à la remise en question» de notre politique de développement. Et si le gouvernement s’obstine, lors des prochaines élections générales, «karo kan so plas!». 

 

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