Home > Actualités > Une hausse du prix des carburants à prévoir cette semaine, les fonds du PSA sont dans le rouge. Le pire à venir car le prix du baril va atteindre les 100 dollars en 2019

Une hausse du prix des carburants à prévoir cette semaine, les fonds du PSA sont dans le rouge. Le pire à venir car le prix du baril va atteindre les 100 dollars en 2019

Une hausse du prix de l’essence et de diesel est à prévoir cette semaine. Le Petroleum Pricing Committee (PPC) va se rencontrer pour passer en revue la situation. Une hausse est à considérer. En tout cas, le ministre de l’industrie, Ashit Gungah ne le sait pas mais trouve la situation «inquiétante» tant sur le plan international, notamment à cause des sanctions contre l’Iran, que sur le plan local. Les fonds du Price Stabilisation Account (PSA) sont dans le rouge, explique le ministre, et pourraient ne pas suffire pour maintenir les prix actuels à la pompe.

Le déficit du PSA s’était pourtant réduit depuis fin 2017. Au 20 décembre, il se chiffrait à Rs 333 millions. Au 13 avril de cette année, date de la dernière réunion du PPC, il était à Rs 180,2 millions.

 

Mais sur le plan international, la situation risque de corser encore plus. Les analystes de Bank of America Merrill Lynch n’excluent plus que le baril atteigne les 100 dollars en 2019, “voire même plus tôt”. “La géopolitique pèse sur l’offre, et la production américaine ne peut croître que dans une certaine mesure”, font-ils valoir. “Tout dépendra de la réponse de l’OPEP aux évènements de la semaine”, tempère cependant Stephen Brennock, analyste chez PVM.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui s’est associée fin 2016 à dix autres producteurs pour limiter leurs extractions et rééquilibrer le marché mondial, pourrait reprendre son rythme de production habituel. L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial et figure de proue du cartel, a d’ores et déjà annoncé mercredi être prête à empêcher des pénuries d’approvisionnement.

“Mais les marchés attendent de voir si Ryad va vraiment monter au créneau car l’Arabie saoudite aimerait sans doute voir le prix du baril monter encore un peu plus”, souligne M. Lipow.

 

Cependant, les prix du pétrole ont terminé en baisse vendredi, prenant un peu de recul à la fin d’une semaine marquée par une recrudescence des risques géopolitiques, au Moyen-Orient et au Venezuela notamment. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a terminé à 77,12 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 35 cents par rapport à la clôture de jeudi.
La sortie américaine de l’accord sur le nucléaire iranien mardi a marqué la semaine, le président Donald Trump ayant réintroduit une série de sanctions visant des entreprises aussi bien américaines qu’étrangères commerçant avec l’Iran a compliqué les choses.

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