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On nous prépare pour augmentation des prix de l’eau avant le budget de Pravind Jugnauth

Il parait que le gouvernement prépare l’augmentation du prix de l’eau. Une mesure qui devra venir avant le budget. Les informations filtrées dans les médias donnent une indication des augmentations à venir. Jayen Chellum pense que le gouvernement ne doit pas satisfaire ses collaborateurs au détriment de la population. « Il faut voir l’intérêt de la population, des citoyens et des consommateurs », insiste-t-il. Au cours d’une conférence de presse, Jayen Chellum affirme qu’Ivan Collendavelloo, ministre des Utilités Publiques, avait le 29 mars 2016, affirmé au Parlement que « we have a new manager, we have good management, good engineers and workers. » « Pourquoi chercher un partenaire stratégique et opter pour la privatisation si nous possédons tout cela ? », se demande-t-il.

 

Selon le defimedia.info, la Central Water Authority a déjà établi l’augmentation du prix de l’eau. « Le document a été envoyé au gouvernement et sera soumis à discussion. Ce sera entre 25 et 30 roupies. Ce montant s’ajoutera à votre facture si vous utilisez jusqu’à 25 m3 d’eau mensuellement. Le 25 m3 d’eau représente la consommation moyenne d’un foyer.

Pour ceux qui consomment plus de 50 m3 d’eau, ils devront faire attention. Leur porte-monnaie risque de souffrir. Lorsque vous consommez 50 m3 d’eau, vous payez normalement Rs 32 par mètre cube d’eau. Ce qu’explique, pour 51 m3 d’eau, une somme de Rs 32 sera ajoutée à votre facture. Et si cette consommation augmente, le tarif par mètre cube sera sans doute doublé. À titre d’exemple, un montant surplus de Rs 64 sera ajouté à votre facture au cas où vous consommez 52 m3 d’eau.

Les entreprises spécialisées dans l’embouteillage ne seront pas épargnées. Elles paieront deux fois plus cher pour acheter de l’eau à la CWA soit environ Rs 70 pour chaque mètre cube d’eau. Les hôtels ou encore les « smart cities » sont également concernées par cette hausse.

En revanche, ceux qui consomment moins de 25 m3 d’eau mensuellement ne seront pas affectés. Une augmentation très minime est à prévoir pour cette catégorie. Du côté de la CWA, l’on mise sur cette nouvelle formule pour sortir les finances de l’organisme du rouge. »

Au cours d’une conférence de presse, Jayen Chellum, membre de la Plateforme anti-privatisation de la Central Water Authority (CWA) affirmait que la campagne nationale de dénonciation contre la privatisation de cette instance et l’augmentation du prix de l’eau se poursuit. Il rappelle que le prix connaîtra une hausse chaque année. Il prenait la parole lors de la conférence de presse de la Plateforme anti-privatisation, hier, vendredi 4 mai.

Le porte-parole de la Plateforme anti-privatisation soutient que 56% de notre eau se trouvent entre les mains du secteur privé. Des 44% qui restent, 27% constituent de l’eau potable. 27% sont utilisées dans la production de l’électricité et le reste dans l’irrigation. Il affirme que l’eau potable ne représente que 27% des 44%, soit autour de 12% dans la totalité de l’eau à Maurice. « Pourquoi alors faire payer de l’eau potable ? » se demande-t-il. Ce dernier s’interroge sur les raisons pour lesquelles le gouvernement ne nationalise pas l’eau. « Il faut mettre de côté le water rights et faire à ce que les parties concernées payent pour le tarif comme il se doit»,  suggère-t-il. Jayen Chellum est d’avis que ce sont les consommateurs qui en paient bien plus.

Jayen Chellum, également secrétaire général de l’Association des Consommateurs de l’île Maurice (ACIM) parle du Build Mauritius Fund. Il souligne que les gros projets d’investissement, comme le remplacement des tuyaux, le gouvernement l’entreprend à travers ce fonds. « Build Mauritius Fund pe servi pou finans bann gran proze CWA», dit-il. Il ajoute que lorsque le gouvernement essaie de bouger vers une augmentation du tarif de l’eau, il tente de s’accaparer d’une partie de ce fonds pour le consacrer à d’autres projets d’infrastructures, tels que le Metro Express. « Lerla enn parti larzan al dan pey CWA. » Il soutient aussi que le tarif d’eau connaît déjà une hausse à travers le Build Mauritius Fund.

De plus, il ajoute que la Banque Mondiale a déjà établi qu’il y a des risques majeurs avec le PPP (Public Private Partnership). « Bann konsomater ki pu sarye mazorite bann risk. »

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