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Licenciement a la CWA : Atma Shanto denonce le « double langage » et la « double face » du ministre Collendavelloo

Le licenciement des 150 travailleurs de la CWA est largement contesté par les syndicalistes qui parlent de drame humain’ Atma Shanto affirme que 150 General Workers étaient en «continuous employment» avec la CWA et comptent plus de 25 ans de services. Au parlement, le ministre Collendavelloo avait dit haut et fort qu’il n’y aurait pas de licenciement à la CWA. Il dénonce le «double langage» et la «double face» du ministre. Tandis que certains osent même dire qu’on licencie pour faire place pour certains « protégés » de certaines circonscriptions qui seront recrutés dans un proche avenir. Sans doute, il est important de savoir combien de personnes ont été recruté dans les corps différents paraétatiques depuis décembre 2014.

 

A Rivière-du-Rempart, le jeudi 31 mai, le Deputy Prime Minister et ministre de l’Énergie et des Services publics, Ivan Collendavelloo, justifiant le licenciement de plus d’une centaine d’employés de la CWA, a déclaré que les 150 employés « n’étaient pas des employés de la CWA ». Pour lui, « ils étaient les employés d’un système archaïque où ils travaillaient avec des contracteurs qui les plaçaient dans différents endroits ». Il va plus loin en disant : « À un moment, il a fallu terminer leurs contrats, mais nous ne voulions pas les mettre à la porte brusquement. Nous leur avons donné un an afin qu’ils trouvent un autre emploie. Un an plus tard, qui est malheureusement tombé à une période au milieu de l’année, nous avons décidé de repousser le délai de trois mois encore. Nous avions été clairs qu’après ces trois mois, il n’y aurait pas eu de renouvellement de contrat »

 

En tout cas, les syndicats et les travailleurs en général ne sont pas de cet avis. Le syndicaliste Atma Shanto  soutient que contrairement à ce qu’a affirmé le ministre Ivan Collendavelloo, ils n’ont jamais été des travailleurs contractuels. D’ailleurs, certains comptent jusqu’à 25 années de service au sein de la CWA. Encore, il s’avère que «les General Workers licenciés ont toujours travaillé pour la CWA. Ce sont les contracteurs qui ont changé, jusqu’à ce que la CWA emploie ces travailleurs elle-même». Ce qui vient prouver qu’ils sont sur le «continuous service».

 

Le licenciement de ces General Workers, poursuit Atma Shanto, pose un «problème social». À leur âge, fait-il comprendre, où trouveront-ils de l’emploi? Sans compter qu’ils ont des obligations. Atma Shanto, demande aux travailleurs du pays, surtout ceux du secteur public, de prendre en compte de «ce qui se passe aujourd’hui dans un corps parapublic. Si on n’y met pas un frein, cela va continuer dans les autres organismes parapublics ».

 

Le président Narendranath Gopee de la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU) est du même avis et a même adressé une lettre au Premier ministre, pour dire que l’insistance du DPM de privatiser la CWA ternit l’image du gouvernement. Il allegue que c’est un «concocted strategy to stain the growing popularity of your Government».

 

Iswarduth Gunness, Président de l’Union of Employees of Central Water Authority (UECWA) déclare que ces 150 employés ne sont pas syndiqués chez lui. « Ils sont employés sous contrat ». Mais, il ne comprend pas la raison derrière ce licenciement. Il affirme que le ministre des Services publics, Ivan Collendavelloo, avait déclaré qu’il n’y aurait aucun licenciement et que la CWA recruterait quelque 400 personnes de plus. « Pourquoi licencier 150 personnes alors qu’on devait recruter 400 personnes ? »

 

De plus, il pense que l’ambiance à la CWA n’est pas bonne qu’il y ait un certain sentiment de découragement. « Les employés de la CWA sont découragés et n’ont plus gout au travail. 

 

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