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Pourquoi la police n’a rien fait pour désamorcer la manifestation anti-manifestation ?

Une manifestation non autorisée pour empêcher une autre manifestation autorisée par la police. Réunis sur la Place d’Armes, le public a vu défiler des panneaux sur lesquels étaient inscrits : « LGBT condamné par toutes religions », ou encore « LGBT attire malédiction Bon Dieu ».  Heureusement que malgré la situation tendue à Port-Louis, il n’a pas eu de dérapages regrettables.

Depuis 13 ans, le Collectif Arc-en- Ciel (CAEC) organise une marche de fierté pour fêter leur différence et revendiquer le respect et les mêmes droits comme citoyens. Dans plusieurs pays du monde, la Gay Pride est organisée dans la tolérance.  La police, les organisateurs étaient au courant d’une possible contremanifestation. On savait que le fait que cette manifestation du Collectif Arc-en- Ciel tombait pendant le Ramadan. Alors on ne peut se demander pourquoi on n’a pas essayé de désamorcer cette situation tendue. La police, l’autorité religieuse et Ong savaient que la situation sera tendue. Le pays ne peut se payer de créer un tel malaise. La société mauricienne qui s’exprime ouvertement sur plusieurs sujets. Les musulmans dans son ensemble condamnent cette action d’un groupe qui aurait pu être évitée.

 

Maurice, Mgr Ian Ernest a dans un communiqué émis le lundi 4 juin, condamne cette incitation à la haine et à la violence suscitée par toute cette affaire.  Il va plus loin en disant que «l’’essence du christianisme consiste à s’aimer les uns les autres. De plus, le message de paix et d’amour est central à toutes les religions », a-t-il écrit. Il va même jusqu’à dire que nous sommes tous appelés à tendre la main et à aimer ceux qui ont une orientation sexuelle différente. Ce, dit-il, « même si les chrétiens du diocèse anglican de Maurice croient fermement au caractère sacré du mariage entre un homme et une femme». Mgr Ian Ernest dit également espérer que les autorités prendront les mesures nécessaires pour atténuer les tensions qui menacent la stabilité sociale.

Le Premier ministre n’a pas encore réagi. Certains députés et hommes politiques ont déclaré leur opinion. Pour certains ne rien dire risque de froisser leur électorat même si leur fort intérieure, ils condamnent la manifestation anti-Marche des fiertés organisée samedi dans la capitale, ainsi que les menaces de mort proférées envers des membres du Collectif Arc-en-Ciel (CAEC).

 

Le Parti mauricien social-démocrate (PMSD) a même laissé des plumes. La déclaration du député Salim Abbas Mamode est embarrassante pour le parti qui a prôné le libertinage.

Salim Abbas Mamode s’est expliqué à ses collègues du part que « nous sommes dans le mois sacré de ramadan et je me suis senti blessé en tant que musulman par des attaques blasphématoires sur les réseaux sociaux. Bien sûr qu’en tant que député je veille aux intérêts de tout le monde et j’œuvre pour le bien de la nation, mais il ne faut pas attaquer la religion d’un autre ». Il maintient qu’il n’a pas participé à la manifestation anti-LGBT.

La couverture médiatique est aussi diverse. Encore une fois, on joue la carte communale mais dans la réalité, certaines rédactions connues pour dire les choses comme ils sont, et parmi on compte toute une colonie d’adepte de LGBT, essayent de passer l’éponge comme-ci il n’y a rien eu à Port-Louis. Et pourtant ,la presse internationale en a parlé. Euronews, BFM TV, Le Quotidien TV, zinfos974, et même RT France… Plusieurs titres de presse internationaux relatent l’annulation de la Marche des Fiertés à Maurice, le samedi 3 juin, après que des opposants se sont illégalement massés à la Place d’Armes pour entraver cette manifestation.

Une publicité qu’on aurait pu s’en passer.

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